Vendée Globe
PREMIERS JOURS DE COURSE
Après un départ dans la pétole où il a fallu déjà s'armer de patience pour trouver le vent et pouvoir se mettre dans le rythme, les conditions se sont durcies progressivement pour devenir musclées à la sortie du golf de Gascogne.
Un départ dans le calme
Les oreilles encore embrumées par le bruit étourdissant de la descente du chenal qu'il faut basculer dans la concentration, même si ce départ est plutôt rassurant, car si le vent brille par son absence, il rend les conditions rassurantes et limite le risque de casse sur un départ, qui est la hantise de tous les skippers.
Jean-Charles Luro, boat-captain du projet, évoque la célébration du chenal et le départ :
" C'était un grand moment de partage et de communion avec le public, Antoine a pu en profiter pleinement !
Un départ dans le calme, c'est moins spectaculaire mais ça permet une bonne mise en jambe pour prendre ses marques sur le long chemin qu'il reste à parcourir. "
Pour Antoine, c'est une sensation de fierté et de bonheur :
Un Golf de Gascogne particulièrement sage
La traversée du Golf de Gascogne s'est faite plutôt sans encombre, pour la plupart des concurrents.
Les premières 24 heures ont donné un vent modéré qui a permis d'accélérer progressivement. Antoine a navigué en milieu de peloton.
Le Cap Finisterre, déjà stratégique
À l'approche du Cap Finisterre, à la pointe portugaise, les conditions se sont nettement durcies, comme l'explique Jean-Charles Luro :
" La flotte a rencontré une petite dépression 30 heures après le départ, pas trop méchante mais suffisamment pour rappeler à tout le monde la dure réalité de la mer "
À ce passage, les concurrents avaient déjà un choix stratégique à opérer :
Passer à l'est ou à l'ouest du DST Finisterre.
DST, Quessecé ? 🤔
Le Cap Finisterre est un point de passage très important pour le trafic maritime. C’est le chemin qui relie la Méditerranée et l’Europe du nord. Également le plus court du nord vers le sud, les côtes Africaines ou le Brésil.
Pour éviter les collisions dans ces zones à forte densité de circulation, les autorités maritimes mettent en place un DST (dispositif de séparation du trafic) qui permet de surveiller et réguler le passage des cargos. C’est comme une voie express virtuelle qui instaure des voies de circulation à sens unique.
Pour les concurrents du Vendée Globe, la règle est simple : interdiction de traverser cette zone !
Antoine a opté pour un passage à l'intérieur, avec une route très directe.
Tout roule à bord !
La cigogne file vers le Sud !
L'option d'Antoine est payante, et le skipper de HUMAN Immobilier fait un super début de course.
Il profite même de la 3ᵉ nuit pour faire une très belle remontée au milieu de la flotte avec une route très directe et belle vitesse moyenne.
Situation au soir du mercredi 13 novembre à 19:00 :
18ᵉ / 40 et 4ᵉ bateau à dérives.
La tête de la flotte est désormais en train de sortir de ce premier front, il reste à Antoine encore quelques heures dans cette zone assez rapide avec une mer chaotique, avant de s'approcher de Madère pour des Canaries d'ici 3 jours, dans des conditions qui devraient mollir, ce qui permettra de faire un premier bilan technique du bateau, et d'enlever quelques couches de vêtements... ☀️👙
On embrasse la mer pour vous !